« A ces niveaux de compétition, la poignée des gagnants potentiels mène le combat dans un mouchoir de poche. Tout challenger recourt donc, ainsi que son adversaire, aux moyens légaux au illégaux à sa disposition. Depuis que le monde est monde, il n’y a que prospérité aux vices et malheur à la vertu- qui permet de se tenir débout, certes, mais à quoi bon dans un monde où tout le monde rampe ?- au vice qui transforme en cloporte, bien sûr, mais en cloporte chamarré, décoré honoré, médiatisé, riche, courtisé par d’autres cloportes ? »
Michel Onfray est philosophe auteur de « L’antimanuel de philosophie » et « Traité d’Athéologie », pour ne citer que les livres que je connais, il a écrit plus de trente. Créateur de l’Université libre de Caen, un endroit où n’importe qui peut suivre des cours de philosophie et participer aux débats animés par Onfray en personne.
Pour lire la chronique de Michel Onfray en entier, cliquez ici
Pourquoi je parle d’Onfray dans ce blog ? Parce que cette phrase sur les cloportes médiatisés, riches, courtisés… me fait penser à beaucoup des choses qui se passent au milieu de la mode actuellement et dans les milieux artistiques en général.
tu fais peur dans ta manière de parler du milieu de la mode... cela me semble être un monde de dingues!
Rédigé par : carole | 05 avril 2007 à 10:23
Ca fait réfléchir... j'adore
bisous
Rédigé par : Vanessa | 05 avril 2007 à 11:13
J’écris ça parce que je suis en rogne avec certaines choses que se passant à se moment, tu verras la note de demain et tu comprendras. Dans ce milieu il y a aussi des gens que travaillent beaucoup et restent des êtres humains et il y a les autres… Dans le livre « Le diable s’habille en Prada » l’auteur n’a rien inventé, toute est vrai. On vit dans un monde ou le « paraître » remplace « l’être », c’est qui compte est d’être connu, passer à la télé, même si ce n’est pas pour des choses très louables…Je pense à Kate Moss qui a doublé ces contrats en se faisant photographier en train de prendre de la cocaïne ; si elle meurs demain d’une overdose, ce n’est pas le problème des gens qui l’embauche, ils s’en fichent, il y en a d’autres pour la remplacer.
Rossana de Sordi
Rédigé par : Rossana | 05 avril 2007 à 12:08
L'affaire Kate Moss est une des plus dingues (répugnante ?) de ces dernières années… Honnie par le milieu de la mode après sa prise de cocaïne, puis portée aux nues quelques mois plus tard par les mêmes gens…
Vive la Mode !
Rédigé par : Christian | 05 avril 2007 à 12:40
Ce que je reproche dans l'affaire Kate Moss, ce n'est pas tant le fait qu'elle soit réhabilitée (car son talent est certain), mais plutôt l'hypocrisie suite aux photos compromettantes ; l'attitude "politiquement correct", du milieu de la Mode, qui comme le show-biz ne l'est pas.
Car "oui", Mode et show-business sont excessifs et ce depuis toujours, des frasques des Rolling Stones, aux extravagantes fêtes de Paul Poiret, en passant par les fêtes du Palace des années 70 jusqu'aux concerts déjantés de Pete Doherty.
La créativité à parfois besoin de ces excès, pour s'exprimer pleinement, la Mode devrait cesser de ce la jouer "correct" de temps en temps.
Rédigé par : Christian | 05 avril 2007 à 12:49
Bonjour Christian,
Je suis d’accord avec toi que l’affaire Kate Moss est répugnante. Quand les gens l’ont jetés des pierres, j’ai trouvé ça triste. Alexander Macqueen l’a soutenue autant qu’ami, j’ai trouvé ça très bien de ça part. Par contre tous ces gens que s’en servent de cette notoriété c’est répugnant, comme je dis, si demain elle mers d’overdose, ils la remplacent.
Pour tes commentaires sur les milieux artistiques, je ne suis pas sur d’avoir bien saisi tes propos. C’est vrai que l’idée de l’art est assez souvent liée aux excès, mais je pense qu’il y a des artistes, mannequins, créateurs qu ne se droguent pas, au moins je l’espère. Tu devais lire l’article d’Onfray en entier, il parle de Sartre qui aimait bien les amphétamines, de BHL qui suit Sartre dans cette voie. Lui, Onfray il n’a pas besoin de ça pour écrire. Donc j’ose imaginer qu’il y a des gens qui n’ont pas besoin de la drogue pour réaliser ou montrer des vêtements.
A bientôt
Rossana de Sordi
Rédigé par : Rossana de Sordi | 05 avril 2007 à 13:15
Excès ne veut pas uniquement dire drogues. Excès c'est aussi la démesure dans l'attitude, les idées.
La "démesure" c'est ce que le "commun" n'OSE pas faire ou ne sait pas faire. La démesure c'est oser tout détruire pour rebatir, pour re-créer etc.
Picasso, Björk, Karl Lagerfeld et d'autres, sont excessifs dans leur comportement, dans le sens où ils ont des attitudes, des goûts un peu hors du commun. Mais c'est idem pour les mouvements sociaux comme les Punks, la nouvelle vague ou les surréalistes par exemple.
La création puise dans ces "marginalités" et se diffuse à tous les niveaux de la société.
Je vais lire Onfray tout à l'heure.
a+
Rédigé par : Christian | 05 avril 2007 à 19:22
Là je comprends mieux ton commentaire et je suis d’accord pour la notion de « démesure », parce que souvant elle est une recherche de quelque chose ou une façon de s’exprimer. Mais parfois dans le milieu de la mode il y a une attitude pour « paraître » à tout prix qui n’a rien d’authentique, c’est simplement médiatique.
En tout cas, j’aime bien notre échange d’idées, ça me fait plaisir de discuter avec toi.
A bientôt
Rossana
Rédigé par : Rossana de Sordi | 05 avril 2007 à 21:24